Que laisse-t-on derrière l’exil et les violences d’une guerre vécue ? Je suis celle qui n’a rien vu, pourtant, le silence criant de mes parents m’a claqué en pleine tronche.
C’est le récit singulier d’une fille de réfugiés, dont la vie s’entremêle dans les racines tortueuses d’un passé commun à tous les Cambodgiens. Sans cesse rattrapée par ses origines, l’autrice livre ici un regard intime de l’enfant qu’elle était à la femme qu’elle deviendra.
Many Yem passe par la solidarité internationale avant de découvrir le journalisme radio, elle y voit là une nouvelle forme d'émancipation - une manière plus naturelle de s'exprimer et de raconter de manière différente les autres par l'écriture et la création sonore. Elle continue d'explorer ces deux univers en les mêlant désormais à la photographie.
Dans son premier ouvrage « L’odeur de l’encens », elle détaille le parcours migratoire de sa famille du Cambodge jusqu'à la France, après la période des khmers rouges, et raconte ainsi l’héritage d’un exil qu’elle n’a pas connu.
"Parle-moi de tout, sauf d'amour " est son deuxième ouvrage, un recueil de poèmes explorant l'intimité et le désir dans le couple. Comme une invitation à ouvrir le dialogue là où les mots sont substantiels.